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81e AG de l'ONU : l'Afrique entre souveraineté, colère et quête d'un siège

Administrateur27 septembre 20263 min de lecture41 vues
81e AG de l'ONU : l'Afrique entre souveraineté, colère et quête d'un siège
Aussi, le Bénin peut et doit "vendre". Il doit faire savoir les différents modèles de développement qu'il s'octroie et convaincre son auditoire à se l'approprier.

De Doumbouya à Ruto, en passant par le Niger, les discours africains à New York cette semaine ont un air de famille : fin des modèles importés, dénonciation du néocolonialisme, et exigence historique d'une place au Conseil de sécurité. Mais derrière l'unité de façade, deux Afriques s'opposent.

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A l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies, l'Afrique semble miser tout pour peser lourd. C'est la revendication qui revient partout. Guterres lui-même a ouvert la brèche. « Quand l'ONU a été fondée, la majeure partie de l'Afrique était sous domination coloniale. Aujourd'hui, l'Afrique n'a toujours pas de représentation permanente. C'est injuste et indéfendable », a-t-il laissé entendre.

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Le Kényan William Ruto, le Nigérien Lamine Zeine, tous réclament l'application de la position africaine commune; au moins 2 sièges permanents avec droit de veto + 5 non-permanents. C'est dans cette optique que le premier ministre Lamine Zeine a qualifié la situation au Sahel de « guerre de libération contre une recolonisation ». Accusations directes contre la France et l'Ukraine de déstabilisation, menace de riposte ferme. C'est le discours le plus radical. Parlant de la Guinée. Mamadi Doumbouya a créé le buzz avec sa phrase : « Le vrai putschiste, ce n'est pas celui qui fait un coup d'État, c'est celui qui change les règles du jeu pendant la partie » visant les présidents qui tripatouillent les constitutions. Pour lui, les “putschistes en costume” sont pires que les militaires. Il défend son modèle du coup. « Un modèle importé sans discernement peine à porter ses fruits ».

L'autre Afrique : celle de la refondation et du business

Contrairement à l'AES, des pays comme la Guinée, le Cameroun, le Gabon viennent vendre un projet : Simandou 2040 (plus grand gisement de fer au monde) pour la Guinée, transformation locale des ressources, souveraineté économique. Doumbouya insiste, car ne voulant pas laisser échapper l'occasion de mirer les bienfaits de cela au monde. « Toutes les élections guinéennes ont été financées sur fonds propres, sans incident ». En conclusion, c'est le clivage du continent à l'ONU : L'AES y est, les pieds fermes, en mode confrontation. Par ailleurs, l'Afrique centrale et celle de l'Ouest sont en mode séduction pour les investisseurs.

Et le Bénin dans tout ça ?

Angle parfait pour finir. Le Bénin parle lundi 28 septembre, ce jour. Mais il assure déjà la présidence du Conseil de Paix et Sécurité de l'UA en septembre et a appelé à renforcer le renseignement contre le terrorisme. C'est la voix du compromis : pro-souveraineté mais ancrée dans le multilatéralisme, loin de la rupture AES. Ce Bénin se positionne comme le pont parfait entre les "deux" Afrique. Aussi, le Bénin peut et doit "vendre". Il doit faire savoir les différents modèles de développement qu'il s'octroie et convaincre son auditoire à se l'approprier.

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