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Atelier régional du projet Bio-pact à Cotonou : la souveraineté agricole ouest africaine au cœur des réflexions

Administrateur20 octobre 20262 min de lecture4 vues
Atelier régional du projet Bio-pact à Cotonou : la souveraineté agricole ouest africaine au cœur des réflexions
Face à la flambée des prix des engrais chimiques importés et à la dégradation des sols, l’Afrique de l’Ouest cherche son indépendance. En ouvrant les travaux, le…

C’est un tournant pour l’agriculture ouest-africaine. Du 19 au 23 octobre 2026, Cotonou accueille un atelier régional de haut niveau sur les bio-intrants. 8 pays africains, le FIDA et l’INRAB pour un même objectif : produire mieux sans dépendre des engrais chimiques importés.

Ils sont venus du Burkina Faso, du Kenya, du Libéria, du Malawi, du Mozambique, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Togo. Ce lundi 19 octobre 2026, toutes ces délégations se sont retrouvées à l’Hôtel Azalaï de Cotonou pour l’ouverture officielle de l’Atelier immersif régional du projet Bio-pact autour du thème : « Partenariat sud-sud sur les bio-intrants ». Pendant cinq jours, chercheurs, décideurs, organisations paysannes, secteur privé et partenaires techniques vont plancher sur une question vitale : comment nourrir l’Afrique avec ce qu’elle a ? Les bio-intrants, ce sont des fertilisants et pesticides d’origine naturelle : composts améliorés, biofertilisants, biopesticides. Moins chers, moins polluants, ils restaurent la vie du sol au lieu de la détruire.

 

Face à la flambée des prix des engrais chimiques importés et à la dégradation des sols, l’Afrique de l’Ouest cherche son indépendance. En ouvrant les travaux, le Directeur Général de l’INRAB, Dr Comlan Hervé Sossou, n’a pas caché sa fierté : « La ville de dialogue, d’échange et d’ouverture sur la sous-région, notre capitale économique offre un cadre propice à la réflexion collective et au partage d’expériences entre chercheurs, décideurs publics, partenaires techniques et financiers, organisations de producteurs et acteurs du secteur privé ». Le choix de Cotonou n’est pas anodin. Le Bénin, avec sa Zone Industrielle de Glo-Djigbé et sa politique de diversification agricole, veut s’affirmer comme un hub.

Les enjeux concrets

Cet atelier ne restera pas théorique. Les participants devront sortir avec une cartographie des bio-intrants efficaces déjà disponibles dans la sous-région, un mécanisme de partage de technologies entre pays du Sud et une feuille de route pour industrialiser localement la production de bio-intrants. Pour le Bénin, où l’agriculture emploie plus de 70% de la population active, l’enjeu est double : réduire la facture d’importation d’engrais et augmenter les rendements du coton, du maïs, de l’ananas et du soja sans appauvrir la terre. Les travaux se poursuivent jusqu’au jeudi 23 octobre. Les conclusions sont très attendues par les fédérations paysannes.

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