Le Cap-Vert est allé. Le Cap-Vert est revenu. Les Requins Bleus ont tout transformé en océan pour régner. L'ogre rencontré au fond des eaux a coulé avant de repartir amputé. Beaux Requins, grands Requins jolis Bleus, nouveaux Rois !
On l’attendait en touriste. Il est reparti en guerrier. Pour sa toute première participation en phase finale, le Cap-Vert a offert le match le plus fou de ces 16es de finale. Face à l’Argentine, tenante du titre, les Requins Bleus n’avaient rien à perdre. Et ils ont tout donné.
Un coup de poing après l’autre
L’Argentine ouvre le score. Classique. Mais le Cap-Vert revient. 1-1. L’Argentine repasse devant. Et rebelote : les Capverdiens égalisent une 2e fois. 2-2. Stade KO. Les Argentins doutent. “Messi et co” sont poussés en prolongations épiques par une équipe classée bien loin d’eux sur le papier. Pendant 30 minutes, on a cru à l’exploit du siècle. À ce moment-là, tout a changé. Ce n'était plus le match du Cap-Vert. C'était le match du continent. Parce que voir un petit pays, en première participation, tenir tête à l'Argentine et la faire trembler... ça donne de l'espoir à tous.
La chute mais la gloire
Il a fallu un 3e but argentin pour les faire tomber. Score final : 3-2. Cruel. Le Cap-Vert ne perd pas ce match. Il le gagne en respect. Même cette défaite 3-2 a une saveur de fierté. Les Requins Bleus ont montré la voie. Ils ont donné une leçon : pas de complexe, du cœur, on joue.
Première participation, zéro complexe, deux retours au score contre les champions du monde. C’est ça le football. Ils rentrent la tête haute. Et ils viennent de s’acheter des millions de nouveaux supporters, du cran et du respect.

