
Le procureur général de la Cour pénale internationale (CPI) Karim Khan est renvoyé provisoirement de ses fonctions. Il fait face à des accusations d'agressions sexuelles.
La décision est prise ce mardi 8 juin 2026 par le bureau de l'Assemblée des Etats parties de la Cour pénale internationale (CPI). La suspension de Karim Khan des fonctions du procureur général de la CPI fait suite à une longue procédure engagée contre sa personne en rapport à des accusations de comportement sexuel coecritif non consenti envers une collaboratrice. Actée par majorité qualifiée des 21 membres du bureau de l'Assemblée, la mesure n'est tout de même pas révélatrice de l'issue de la procédure, a clarifié la CPI.
Passé cette étape, le dossier incriminant Karim Khan est à présent transmis aux 125 Etats membres de la Cour. C'est de là qu'une destitution formelle pourrait intervenir si 63 Etats membres minimum votent dans ce sens. L'unité qui a mené l'enquête a conclu l'existence d'une “ base factuelle ” qui corrobore les accusations de contacts sexuels non consentis au bureau, au domicile et lors des missions. Au parallèle, un groupe de juges soutient que ces preuves sont insuffisantes pour culpabiliser. De même les avocats du procureur suspendu rejettent catégoriquement les accusations.
Émanant d'une collaboratrice de la trentaine, les accusations portées contre le procureur général de la CPI Karim Khan ont été soutenues par une deuxième employée. Les plaignantes ont avancé des contacts sexuels non consentis, de comportements coercitifs, d'attouchements indésirables ainsi que de pressions exercées lors des déplacements professionnels ainsi qu'au sein du bureau de Khan entre 2023 et 2024. Suite à la sanction prononcée, l'intérim est confié à ses deux adjoints.

