Politique

Éventuelle décision de Yayi de siéger au Sénat : ces arguments qui démontent les détracteurs

Administrateur14 juillet 20264 min de lecture563 vues
Éventuelle décision de Yayi de siéger au Sénat : ces arguments qui démontent les détracteurs
Pourtant Yayi n'a pas fait un revirement. Pour des analyses et des raisonnements justes, la décision de Boni Yayi devrait être saluée par tous. Par sa décision, non seulement l'homme qui a dirigé le Bénin pendant dix ans a s'est…
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La polémique s'enflamme au Bénin à l'annonce par des sources de la décision de l'ancien président Boni Yayi de siéger au Sénat, nouvelle institution de la République dont il a combattu la création. Pourtant avec un regard plus objectif, les uns et les autres verraient que ce dernier a fait un choix patriotique.

L'ex Chef d'État du Bénin Dr Boni Yayi en route pour siéger au Sénat en qualité de membre de droit, ainsi ont révélé plusieurs sources. Une décision qui, depuis qu'elle est connue du public, retient l'attention de tous et est objet de plusieurs commentaires. Si certains se reconnaissent dans ce choix du président du Bénin 2006-2016, d'autres traitent Boni Yayi de tous les noms du diable. Une catégorie estime que pour avoir combattu la naissance de cette institution en relevant les insuffisances qu'elle revêt, le président Yayi devrait dans tous les cas fermer la porte à sa présence au Sénat.

Évoquer un revirement à tort

Boni Yayi placé au centre des débats et ceux qui le veulent viennent se servir. Nombreux sont ceux qui évoquent “un revirement” de l'ancien président de la République pour avoir appris qu'il sera au Sénat. Pourtant Yayi n'a pas fait un revirement, il aurait juste fait un bon choix au cas échéant. Pour des analyses et des raisonnements justes, la décision de Boni Yayi s'il cela s'avérait, devrait être saluée par tous. Par une telle décision, non seulement l'homme qui a dirigé le Bénin pendant dix ans se serait rabaissé mais également, il aurait prouvé aux yeux du monde son sens élevé aux textes de la République. Le président Yayi n'a pas été nommé par un arrêté ni un décret pour aller accrocher un siège au Sénat. De même, l'homme de Tchaourou n'a pas postulé à une élection pour s'y retrouver. La Constitution du pays en vigueur l'a voulu et en tant que démocrate et légaliste il ne peut que le respecter.

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Il faut répondre à de simples questions pour comprendre que les détracteurs de Boni Yayi sont en erreur. Le Bénin en début d'année a connu une élection présidentielle. Des béninois, certains ont voté le candidat Romuald Wadagni, d'autres ont opté pour son challengeur tandis qu'une catégorie a joué l'abstention. À l'arrivée, le candidat Romuald Wadagni est élu président, devenu une institution de la République. Est ce à dire qu'il n'est que le président d'uniquement ceux qui lui ont accordé leurs votes ? Évidemment que non. La Constitution révisée en 2025 au Bénin ne l'a pas été sans qu'il n'y ait des voix opposantes. Pourtant une fois révisée, elle devient loi de la République et s'impose à tous les béninois.

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Le président Boni Yayi s'est opposé à la mise en place du Sénat et a indiqué à ses compatriotes les motivations de sa position. Il a insisté la veille de ladite révision. Sa voix n'a pas suffi, car il n'a pas été suivi par ceux qui pesaient sur la balance en position de faire passer cette réforme dans la Constitution. L'institution est devenue une réalité et la Loi fondamentale l'oblige d'y siéger en tant qu'ancien Chef d'État. Boni Yayi n'a pas l'habitude de faire un bras de fer avec les lois d'État et sa décennie l'a suffisamment étayé. Ce serait étonnant qu'il commence aujourd'hui.

En arriver aux critiques au point d'exiger à l'ex président Boni Yayi de ne pas siéger, c'est d'une part lui demander de violer la Constitution du Bénin et c'est également lui demander de renoncer à sa nationalité. A analyser les agissements du béninois, l'on peut affirmer sans risque de se tromper que les mêmes diabolisateurs de son choix de siéger aujourd'hui seraient les mêmes à tirer à boulets rouges sur un Yayi ferme sur son absence au Sénat.

Servir autrement

La chambre haute qui va être installée le 30 juillet prochain exige la présence des anciens locataires de la Marina. Ce que devrait être le vœu des béninois, c'est qu'une fois lancée dans ses prérogatives, l'institution puisse apporter un coup de main à la bonne gestion du Bénin par le président Romuald Wadagni pour le bonheur du peuple. Si un forum d'anciens présidents n'existait pas au pays jusqu'ici, voir le Sénat rassembler nos anciens chefs d'État pourrait contribuer à instaurer un creuset de ces derniers pour épauler l'actuel président. C'est dire donc que le président Boni Yayi est resté égal à lui-même et surtout respectueux des lois de la République. La polémique doit cesser, maintenant !

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