Le nouveau bureau de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (UPMB) poursuit sa tournée diplomatique. Après son installation, la 8ème mandature conduite par son président a été reçue en audience à Cotonou par l’Ambassadeur du Ghana près le Bénin, Son Excellence Mohammed Abubakari Manaf.
L'objectif derrière cette démarche de l'Union des professionnels des médias du Bénin est précise : présenter la vision de la nouvelle équipe et jeter les bases d’un partenariat structurant entre la presse béninoise et ghanéenne. Pour l’occasion, le diplomate ghanéen s’était entouré de l’essentiel de son état-major notamment sa cheffe adjointe de mission, la cheffe de chancellerie et le ministre conseiller chargé des affaires consulaires. Face à eux, la délégation de l’UPMB a décliné les 8 axes stratégiques de sa gouvernance.

Ces axes revêtent d'importance les uns que les autres. On peut y noter la modernisation de l’écosystème médiatique, le renforcement des capacités des journalistes, l'assainissement de l’environnement économique des organes de presse et l'amélioration des conditions sociales des acteurs. L'exposé des visiteurs a visiblement retenu l’attention de l’Ambassadeur Manaf. Très réceptif, le représentant d’Accra a multiplié les questions pour mieux comprendre l’organisation, le fonctionnement et les défis de cette faîtière des médias béninois.
La Convention collective au cœur des échanges
Au-delà de la présentation institutionnelle, les discussions ont pris une tournure plus sectorielle. L’UPMB a exposé deux chantiers majeurs qui mobilisent actuellement la corporation : la nécessaire relecture de la Convention collective des journalistes et assimilés, et l’urgence d’une couverture sanitaire digne pour les professionnels. Sur le premier point, le bureau a justifié la dénonciation de l’ancien texte par la nécessité de l’adapter aux mutations économiques et de garantir des conditions de travail décentes. Sur le second, il a plaidé pour des solutions durables, en s’inspirant notamment du modèle ghanéen, reconnu pour sa solide tradition en matière de liberté de presse et de protection sociale des journalistes.

La rencontre s’est achevée sur une note d’optimisme. Les deux parties ont convenu de maintenir le dialogue et d’explorer concrètement des pistes de collaboration : formations croisées, programmes d’immersion, échanges culturels et partage d’expériences entre professionnels des médias des deux pays voisins. Un premier pas qui pourrait ouvrir la voie à un axe Cotonou-Accra fort dans le domaine de la presse.

