La pénurie se fait ressentir et les prix s'envolent. Suite à notre sondage lancé sur Facebook, les témoignages affluent de partout au Bénin. Le prix de l'essence, notamment la frelatée dite "kpayo", varie désormais du simple au double selon les localités, mettant à rude épreuve le portefeuille des Béninois.
De 800 FCFA à 1500 FCFA. C'est la fourchette vertigineuse relevée ces dernières 24h par les internautes de TruthOfNews. Une situation qui confirme les difficultés d'approvisionnement constatées dans le Grand Nokoué et à l'intérieur du pays.

Dans le Nord, le constat est frappant. Les prix sont plus élevés. Le record est à Péhunco avec 1500 FCFA le litre, selon Gérard Adjovi. Juste derrière, Kandi affiche 1300 FCFA et Pikiré 1200 FCFA d'après Cyrille Adjiba. Des prix qui asphyxient les conducteurs de Zem et les agriculteurs. Dans le centre du pays, la situation n'est pas des plus reluisante. À Bantè, les prix oscillent entre 850 et 900 FCFA selon l'artiste Oxy Norby. Même son de cloche à Gouka avec 900 FCFA rapporté par Philippe Kassignin, et à Parakou également à 900 FCFA. À Galata, Benjamin Kinninkpo signale 900 FCFA.
La situation est un peu moins tendue au Sud du pays. Tout de même, elle reste préoccupante. Tokpa-Avagoudo (900 FCFA), Couffo (900 à 1000 FCFA), Abomey-Calavi (800 FCFA), Tori Bossito (800 FCFA) et Zinvié (800 FCFA) selon Guy Lédji. Le constat est clair : plus on s'éloigne de Cotonou, plus le prix grimpe. Une logique liée au coût du transport et à la rareté du produit, mais qui pénalise lourdement les populations rurales.
Pourquoi cette flambée ?
Cette hausse intervient dans un contexte de tension sur l'approvisionnement. Depuis plusieurs jours, de longues files d'attente sont observées devant les stations-service officielles à Cotonou, Calavi et Porto-Novo. Conséquence directe : le report massif des automobilistes et motocyclistes vers le circuit informel du "kpayo", dont les vendeurs profitent pour revoir leurs prix à la hausse. En attendant une normalisation, ce sont les ménages, les Zemidjan et les petits commerçants qui paient le prix fort. Et la question revient : jusqu'où montera le litre ?

