Culture

Itchoulé 2026 : la touche spéciale de Dr Jacques Houndété illumine la fête à Miniki

Administrateur26 octobre 20263 min de lecture11 vues
Itchoulé 2026 : la touche spéciale de Dr Jacques Houndété illumine la fête à Miniki
Itchoulé 2026 : À Miniki, l'empreinte du Dr Jacques Houndété magnifie la fête de la lutte traditionnelleDe notre correspondant à SavalouMiniki a vibré. Au cœur…

Miniki a vibré. Au cœur du pays Shabè, au pied des Collines, le village a accueilli l'édition 2026 de l'Itchoulé, la grande messe de la lutte traditionnelle. Une édition achevée ce week-end dans une ambiance de communion totale, avec deux nouveaux champions au palmarès.

Placée sous la bénédiction des gardiens du temple Bara et le parrainage du Dr Jacques Houndété, la compétition a tenu toutes ses promesses. Dans une arène de sable installée au centre du village, noire de monde, les lutteurs se sont affrontés au son des tambours sacrés, sous les yeux d'une foule en liesse venue de tout Savalou.

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Togla et Oyékiti, les deux visages de l'édition 2026

L'après-midi a débuté avec les juniors. Très attendus, les jeunes lutteurs ont impressionné par leur maîtrise. Malgré leur âge, ils ont fait preuve d'une technique remarquable et d'un sens aigu du combat. Le public a rapidement adopté ses favoris. Au bout de duels très disputés, c'est finalement Sébastien Togla qui s'est imposé, décrochant le titre junior dans une explosion de joie.

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La tension est ensuite montée d'un cran avec l'entrée des seniors. Le cercle s'est resserré, le silence s'est fait plus lourd. Les poids lourds de la discipline se sont défiés avec puissance et intelligence. Prises au sol, projections, feintes : chaque geste a été scruté, commenté, applaudi. La finale a offert un spectacle de haut niveau. Plus lucide dans les dernières secondes, René Oyékiti a fait basculer le combat en sa faveur et s'empare du titre suprême d'Itchoulé 2026 chez les seniors.

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Le parrainage qui a fait la différence

Si cette édition restera à part, c'est aussi grâce à l'homme qui l'a parrainée.

Le Dr Jacques Houndété n'a pas choisi la distance du parrain officiel. Il a choisi la proximité. Dès la veille de la finale, il a offert à Miniki une veillée culturelle exceptionnelle autour du rythme Agbadja. Toute la nuit de samedi à dimanche, au son des percussions, des chants d'invocation et des pas de danse, la communauté s'est rassemblée. Un moment fort, voulu comme un hommage aux ancêtres et une préparation spirituelle à la fête du lendemain. Pour beaucoup de jeunes présents, ce fut une véritable reconnexion avec leur héritage.

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Le jour de la compétition, même posture. Installé non pas en tribune, mais au milieu des villageois, le Dr Houndété a vécu chaque combat de l'intérieur. On l'a vu encourager un junior déçu, féliciter un senior victorieux, échanger longuement avec les sages. Une présence simple, sans protocole, qui a marqué les esprits. "L'Itchoulé, ce n'est pas seulement une affaire de muscles. C'est notre école de courage, de respect et de fraternité", a-t-il confié à la presse locale. "Tant que nous la célébrerons ainsi, notre tradition vivra." En conjuguant la veillée Agbadja et la lutte, le parrain a donné à l'événement une triple portée : sportive, culturelle et spirituelle. Une formule saluée unanimement par les autorités locales et les dignitaires coutumiers.

À Miniki, la fête est désormais terminée, mais elle laisse plus que deux noms au palmarès. Sébastien Togla et René Oyékiti entrent dans la légende de l'Itchoulé. Le village, lui, retient une leçon : quand la tradition est portée avec cœur, elle rassemble et élève. Rendez-vous est déjà pris pour 2027.

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