C'est la confidence qui a fait sourire tout le Nigeria ce week-end. Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a révélé l'attachement viscéral qu'il porte à son smartphone.
Interrogé lors du dévoilement de son plan « Vision 2030 » pour la révolution industrielle de l'Afrique, le milliardaire a dû répondre à une question piège : préfère-t-il passer une semaine sans son téléphone portable ou une semaine sans son jet privé? Sa réponse a fusé, sans détour : « Ah... Je pense que c'est plus facile de me mettre en prison que de me prendre mon téléphone. Donc, vous savez, me prendre mon téléphone est une zone interdite, OK? »
Et pour cause. Le patron du groupe Dangote a révélé posséder plus de 13.000 contacts enregistrés dans son téléphone. Un chiffre vertigineux qui témoigne de l'étendue de son réseau personnel et professionnel à travers l'Afrique et le monde. Comment a-t-il accumulé un tel carnet d'adresses? La recette est simple selon lui : la fidélité et l'ouverture. D'abord, il a conservé le même numéro de téléphone depuis 2000. Une constance rare pour un homme de son rang, qui lui permet de rester joignable pour tous.
Ensuite, il refuse de bloquer. « Je n'aime pas bloquer les gens, donc beaucoup de gens ont mon numéro », a-t-il expliqué avec humour. Une politique qui fait que son répertoire ne cesse de grossir. Pour un industriel dont les intérêts s'étendent du ciment à l'engrais, en passant par le raffinage pétrolier et la manufacture, ce téléphone est bien plus qu'un appareil. C'est son véritable quartier général, son outil pour maintenir ses connexions et piloter un conglomérat qui fait tourner une partie de l'économie africaine. Alors que le jet privé est souvent considéré comme le symbole ultime de la richesse, Dangote a placé son téléphone dans une catégorie à part, non négociable. Une leçon de networking à la sauce Dangote.

