À Lagos, une femme a pris un Uber pour aller déposer une plainte très spéciale au commissariat : elle accusait le soleil de la persécuter.
La scène est surréaliste. Fin octobre 2025, une femme dans la trentaine, bien habillée, veste, jupe courte et chaussettes hautes, commande un Uber (taxi ville) à Lekki, quartier huppé de Lagos. Destination, le commissariat de Panti, à Yaba. Le plus grand centre d'investigations criminelles de l'État. Une fois sur place, face aux policiers, elle demande à porter plainte. La victime ? Elle. Le coupable ? Le soleil.
Selon elle, l'astre la “brûlait délibérément” et ne la lâchait pas. Stupeur au commissariat. Les agents comprennent vite qu'ils n'ont pas affaire à une plaisanterie mais à une détresse psychologique. Ils préviennent immédiatement l'équipe de secours du Ministère de la Jeunesse et du Développement Social. La femme a été prise en charge et conduite dans un centre de réhabilitation de l'État de Lagos où elle reçoit des soins. Dans un communiqué publié sur X, le gouvernement a précisé que la police avait même réglé sa course “Uber”. Au-delà du sourire, l'incroyable plaignante a relancé le débat sur la santé mentale au Nigeria. Le pays compterait 40 à 60 millions de personnes touchées, pour moins de 300 psychiatres sur tout le territoire. Comme quoi, au Nigeria, même le soleil peut se retrouver au poste de police.

