Économie

Partenariats économiques : Romuald Wadagn flaire de nouvelles opportunités pour le Bénin

Administrateur1 octobre 20263 min de lecture42 vues
Partenariats économiques : Romuald Wadagn flaire de nouvelles opportunités pour le Bénin
...il a mis le cap sur Bruxelles en juin pour le partenariat sur les investissements durables, Addis-Abeba pour l'Afreximbank, Kigali les 16 et 17 septembre pour les accords sur le numérique et la promotion des investissements avec le Rwanda.
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Il était aux côtés de William Ruto, Yoweri Museveni et Aliko Dangote. Le Président Romuald Wadagni a participé ce mercredi à Lamu (Kenya) au lancement des travaux de la future raffinerie de pétrole à 16 milliards de dollars. Une présence qui illustre la nouvelle doctrine diplomatique du Bénin : traquer les investissements là où ils se créent.

Le décor est celui de l'océan Indien, dans le comté de Lamu, au Nord du Kenya. Le projet, lui, est pharaonique : 700 000 barils par jour, 16 milliards de dollars d'investissement soit près de 8 960 milliards FCFA, une centrale électrique de 1000 MW intégrée et une mise en service annoncée à l'horizon 2030. C'est pour ce projet porté par le milliardaire nigérian Aliko Dangote que le Président Romuald Wadagni a fait le déplacement ce mercredi 30 septembre 2026. Il figurait parmi les chefs d'État invités par son homologue kényan William Ruto, aux côtés du Président ougandais Yoweri Museveni, du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed Ali et du Président togolais Jean-Lucien Savi de Tové.

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Depuis son investiture le 24 mai 2026, Romuald Wadagni a fait de l'extérieur son premier terrain de chasse économique. Première tournée ouest-africaine : Nigeria, Niger où il obtient des principes que, suivis, devront conduire à la réouverture de la frontière fermée depuis 2023. Il a étendu la tournée au Burkina Faso, au Togo et en Côte d'Ivoire où le protocole d'accord entre l'APIEx et le CEPICI ivoirien pour des investissements croisés a été décroché sans oublier Dakar, Bamako et Bissau pour consolider l'axe UEMOA. Deuxième séquence, il a mis le cap sur Bruxelles en juin pour le partenariat sur les investissements durables, Addis-Abeba pour l'Afreximbank, Kigali les 16 et 17 septembre pour les accords sur le numérique et la promotion des investissements avec le Rwanda.

Lamu, tout aussi important pour le Bénin

Lamu n'est pas qu'une raffinerie kenyane. C'est le signal que l'Afrique de l'Ouest n'a plus le monopole du raffinage Dangote. Après Lekki (650 000 barils/jour au Nigeria), duplique son modèle en Afrique de l'Est. Pour le Bénin, qui importe encore ses produits pétroliers raffinés, l'enjeu est double : sécuriser son approvisionnement futur et surtout, attirer le modèle. La GDIZ de Glo-Djigbé, vitrine industrielle du pays, a besoin de ce type d'investisseurs lourds pour passer à la transformation locale.

L'ancien argentier national, qui a fait passer les exportations formelles vers le Nigeria de 9,84 milliards FCFA en 2021 à 31 milliards en 2023, connaît la musique. Comme il le disait à Abidjan. « Notre avenir se construira dans le dialogue, la confiance et la coopération ». De Lamu, le message est parti : le Bénin est à la table des grands projets industriels du continent.

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