Après la réforme qui instaure au Bénin 6 Pôles de Développement Territorial, les élus à la base affinent leur lecture des enjeux. Pour le Chef d'arrondissement de Pira Jean-Pierre Aïnin, cette nouvelle organisation territoriale est avant tout un outil de clarification et de valorisation des ressources locales.
Selon lui, le principal mérite de la réforme est de permettre enfin d'établir une véritable cartographie des produits et ressources disponibles dans chaque pôle et chaque commune. Une condition indispensable pour planifier un développement qui colle aux réalités du terrain. Élu d'un territoire frontalier, Jean-Pierre Aïnin voit dans le Pôle dont relève son arrondissement une ouverture stratégique. Son arrondissement partage en effet une frontière avec le Togo par quatre de ses villages. Une position géographique qu'il entend transformer en levier de développement.
Il identifie trois opportunités majeures. D'abord, le renforcement des liens de mobilité et de collaboration entre les communautés des deux côtés de la frontière. Ensuite, le développement des échanges commerciaux transfrontaliers, porteur de revenus pour les populations. Enfin, le développement des infrastructures et équipements, indispensable pour connecter le territoire aux dynamiques du pôle. Une vision pragmatique qui fait de la position frontalière non plus une contrainte, mais un atout à intégrer pleinement dans la stratégie du Pôle de Développement.

