Politique

Référendum après adoption à l'Assemblée nationale de la révision constitutionnelle : la saga Sonko- Faye continue

Administrateur29 juin 20263 min de lecture150 vues
Référendum après adoption à l'Assemblée nationale de la révision constitutionnelle : la saga Sonko- Faye continue
Sans risque de se tromper, l'on pourrait dire que le président sénégalais n'est pas totalement d'accord avec les décisions prises par Ousmane Sonko et compagnie à l'hémicycle. Du moins, l'autre hypothèse reste le…

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  • Diomaye Faye choisit le peuple plutôt que la troupe à Sonko pour trancher en dernier ressort

Nouveau signe du malaise entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Les présidents du Sénégal et de l'Assemblée nationale semblent de plus en plus se regarder en chien de faïence. Malgré une adoption au parlement par les députés, le gouvernement décide que la révision de la Constitution va passer par un référendum.

La cassure est sûre. Diomaye Faye, président de la République du Sénégal et Ousmane Sonko le numéro un de l'Assemblée nationale ne regardent plus dans la même direction. Ce lundi 29 juin 2026, la proposition de loi de révision constitutionnelle n°17/2026, initiée par le parti au pouvoir Pastef a été adoptée par 129 voix sur autant de votants. Suite à l'adoption, une nouvelle tombe. Le président sénégalais ne compte pas s'en tenir qu'à cela. Le ministre de la justice Moussa Sarr a informé que le gouvernement va passer par un référendum. Selon son annonce Diomaye Faye va activer l'article 103 de la Constitution. Cela suppose que cette loi sera soumise directement au vote du peuple pour trancher définitivement.

Ce signe ne peut tromper personne. Si Faye et Sonko étaient en phase, cette adoption à l'Assemblée aurait été définitive. Le Chef de l'État n'accorde plus sa confiance à la troupe à Sonko. Par cette décision, il compte se jauger. Sans risque de se tromper, l'on pourrait dire que le président sénégalais n'est pas totalement d'accord avec les décisions prises par Ousmane Sonko et compagnie à l'hémicycle. Du moins, l'autre hypothèse reste le jeu politique. Faye veut se frotter la main en bombant le torse d'un président qui ne fait que selon la volonté du peuple si le peuple en arrivait à voter oui au référendum. De même, en allant au vote, Faye veut savoir ce qu'il vaut dans son pays.

Adoption sous tension

La plénière consacrant l'adoption de la proposition de loi de révision constitutionnelle n°17/2026 n'a pas été une partie de jeu amical. Tout, le début, s'est déroulé sous une “flamme” conduisant à l'intervention des gendarmes. Sinon, le député Abdou Mbow a traité le président du parlement Ousmane Sonko de «dictateur, d'autoritaire et de faiseur de troubles». Ce dernier a été sorti de force de l'hémicycle. Avant son expulsion, ce sont les députés du Pastef qui voulaient en découdre avec lui.

Face à cette situation, les collègues de Mbow du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal ont vidé la salle avec lui. Mais cela n'a pas empêché la poursuite des travaux par les députés qui étaient restés sur place. Résultat, un vote à l'unanimité de la révision constitutionnelle. Celle-ci a diminué par endroit les pouvoirs Chef de l'État, renforcé les prérogatives du premier ministre et des députés. Reste à savoir si le peuple va massivement s'aligner derrière l'adoption actée par Sonko et collègues ou si le contraire va s'opérer.

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