Sur sa page Facebook officielle, le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction Publique s'exprime sur l'atelier d'Abomey : « Aucun jeune ne doit renoncer à servir l'État face aux lourdeurs administratives ». Des propos pleins de sens et surtout porteurs d'une très bonne nouvelle.
C'est une prise de parole qui clarifie tout. Alors que s'est ouvert lundi 19 octobre à Abomey l'atelier stratégique pour la réorganisation du système de recrutement dans la fonction publique, le ministre délégué chargé du Budget et de la Fonction Publique, Rodrigue S. Chaou, a tenu à s'adresser directement à la jeunesse béninoise. Dans une publication postée sur sa page officielle, le ministre, qui pilote ce chantier pour le compte du Président Romuald Wadagni, a donné le sens politique de la réforme. « Aux côtés du Président de la République Romuald Wadagni, nous réformons l'accès à la fonction publique. Aucun jeune ne doit renoncer à servir l'État face aux lourdeurs administratives, car l'État a besoin des talents de demain. Simplifier les démarches, garantir l'équité, réduire les coûts et renforcer l'attractivité : tel est le sens de notre engagement pour la jeunesse, afin d'aller Plus loin ensemble ». Une déclaration qui résume à elle seule les deux grands axes de l'atelier d'Abomey, organisé par son ministère avec l'appui de la Banque Mondiale et du PNUD.
L'équité avant tout
Par ces mots, Rodrigue Chaou, ancien Directeur de la Fonction Publique et architecte du SIGRH-P, met l'équité au cœur de la réforme. L'objectif est clair : en finir avec un système où le coût d'accès aux concours - frais de dossiers, déplacements, légalisations - décourage les jeunes diplômés issus de familles modestes. Le ministre parle de “simplifier" et de "réduire les coûts“. C'est une rupture. L'État veut désormais que le mérite prime sur les moyens financiers. Une mesure sociale forte, en droite ligne avec la devise du gouvernement : “Plus loin ensemble”.
La chasse aux talents de demain
La deuxième partie de sa déclaration est tout aussi stratégique : “l'État a besoin des talents de demain” et doit “renforcer l'attractivité”. Le constat est sans complaisance. L'administration béninoise ne peut plus se contenter de remplacer les départs à la retraite. Elle doit se réinventer. C'est le sens que revêt cette affaire du ministre. L'atelier d'Abomey, présidé sur place par le Secrétaire Général Cossi Eric Aïnamon, travaille ainsi à attirer de nouveaux profils jusqu'ici absents de la fonction publiques, référence faite à des data scientists, des experts en intelligence artificielle, des spécialistes de la transition énergétique et des ingénieurs de projets.
C'est donc la construction d'une fonction publique 2.0, moderne, agile et performante, capable de porter la transformation numérique de l'État voulue par le Président Wadagni. Avec cette sortie, Rodrigue Chaou envoie un signal clair. Le patron du budget et de la fonction publique béninois annonce ainsi que la porte de l'État va s'ouvrir plus grand, plus juste et plus moderne pour toute une génération.

