
L'ambition de Félix Tshisekedi se heurte à un nouvel obstacle. L'Eglise Catholique s'est dit fermement contre la révision de la Constitution voulue par le président de la République.
Le plan révisionnel du président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi ne passe pas. Un nouveau gros obstacle s'est dressé sur la route de cette ambition. La Cenco, Conférence épiscopale nationale du Congo a exprimé sa position. Et pour elle, il n'est pas question de se hasarder sur ce terrain en RDC. Cette décision a été rendue publique à l'issue de l'Assemblée plénière extraordinaire de l'Eglise tenue au Kinshasa. Selon l'Eglise Catholique, « le contexte actuel ne justifie ni l'urgence ni l'opportunité de modifier la Constitution de février 2006 ».
La Conférence épiscopale nationale du Congo a indiqué que la priorité du pays est ailleurs. À en croire la Cenco, l'urgence actuelle du peuple congolais réside dans la nécessité de restaurer la paix et la sécurité à l'Est du pays transformé en un enfer. Aussi, a assisté l'Eglise, il vaut mieux concentrer les efforts du pouvoir central sur l'amélioration du social des congolais. Au regard de leur analyse de la situation du Congo, les évêques ont pris cette proposition croyant qu'une telle initiative de révision de la Constitution va fragiliser davantage la cohésion nationale et est susceptible d'aggraver l'instabilité politique et sécuritaire. La Cenco vient de s'aligner ainsi sur la même ligne que l'opposition du Congo tout en demandant au président de respecter le serment qu'il a fait « devant Dieu et la Nation ». Reste à savoir si ces prises de positions anti révision de la Constitution feront écho chez Félix Tshisekedi.

