Société

Santé : Ebola coule la RDC

Administrateur5 octobre 20262 min de lecture5 vues
Santé : Ebola coule la RDC
Face à l'urgence, le ministre français des Affaires Étrangères Jean-Noël Barrot s'est rendu samedi à Bunia, capitale de l'Ituri, pour afficher le soutien de la France avec une enveloppe de 13,4 millions…

- 4.018 morts, la pire épidémie de son histoire

C'est un cap tragique qui vient d'être franchi. La République Démocratique du Congo fait face à la pire épidémie d'Ebola de son histoire avec 8.300 cas confirmés et 4.018 décès. Une flambée à 48,4% de létalité qui s'étend sur 7 provinces et que même les groupes armés n'arrivent plus à contenir.

La 17e épidémie d'Ebola déclarée en RDC en mai dernier est officiellement devenue la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays. Selon le dernier bilan de l'Institut National de Santé Publique (INSP) publié vendredi, on compte 8.300 cas confirmés, 4.018 décès et 2.162 guérisons. Un taux de létalité de 48,4% : un malade sur deux meurt. L'épicentre est l'Ituri, dans le nord-est, qui concentre à lui seul plus de 75% des cas. Mais le virus a déjà gagné 7 provinces : Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Bas-Uélé, Haut-Uélé, Tshopo et Sud-Ubangi.

La guerre bloque la riposte

Ce qui rend cette épidémie hors de contrôle, c'est l'insécurité. La riposte manque de moyens et se heurte à la présence de groupes armés et à la défiance des populations. Ces derniers jours, de violents affrontements ont entravé les opérations en Ituri et déplacé plus de 5.000 personnes. Un centre de transit Ebola a même été incendié mardi soir après une incursion militaire, selon l'ONU. Un agent de santé a été tué dans un point de contrôle au Nord-Kivu. Même dans les zones sous contrôle du M23, le groupe rebelle annonce 6 cas dont 4 décès. 7f95

Une souche qui inquiète

Cette flambée est causée par la souche Bundibugyo. Des vaccins et traitements sont à l'essai, dont le vaccin Ervebo habituellement utilisé pour la souche Zaïre. Face à l'urgence, le ministre français des Affaires Étrangères Jean-Noël Barrot s'est rendu samedi à Bunia, capitale de l'Ituri, pour afficher le soutien de la France avec une enveloppe de 13,4 millions d'euros pour la seule riposte. Pour l'Afrique de l'Ouest, l'alerte est maximale. Le virus ne connaît pas les frontières.

Commentaires (0)

Connectez-vous pour laisser un commentaire

Votre avis compte pour nous

Partagez votre expérience et aidez-nous à nous améliorer

Laisser un avis