Le député 9è législature prend la parole ce mardi 26 mai 2026, veille de la Tabaski pour exprimer ses sentiments vis-à-vis de l'atmosphère fade qui annonce, selon lui, une fête à demie teinte.

A moins de 24 heures de la célébration de l'Aïd el-Kebir, ce n'est pas de l'enthousiasme chez l'ancien député El Hadj Akim Radji. « Mes impressions sont très peu bonnes », a-t-il clamé lorsqu'il exprime ses sentiments d'avant le grand jour. A la veille de la plus importante fête du calendrier musulman, les conditions sont défavorables à la possibilité de s'acheter de mouton pour le sacrifice à Allah. Non seulement les bêtes coûtent chères, mais également les ménages musulmans ne disposent pas de moyens financiers. Une atmosphère triste qui ne laisse pas l'ex parlementaire indifférent. « Je constate amèrement que beaucoup de nos camarades musulmans n'ont pas encore payé de moutons, car sur le marché, les moutons coûtent excessivement chers et dans le même temps beaucoup n'ont pas les moyens de s'en procurer. Je ne le souhaite pas, mais le pressentiment est qu'il y aura malheureusement des maisons qui ne pourront pas immoler des moutons », a-t-il regretté.

El Hadj Akim Radji a affirmé qu'il vit mal cette situation au regard de l'importance que revêt cette fête pour la communauté musulmane du monde entier. Selon lui, ce n'est pas confortable qu'une partie des frères musulmans soient en prière avec le sacrifice nécessaire au moment où d'autres vont être contraints de s'en éloigner. Il a indiqué que dans le même temps, même ceux qui auront les moyens ne pourront pas aider tout le reste. Néanmoins, l'homme pense qu'avec la Grande Miséricorde d'Allah, les prières de tous vont être exaucées. Pour finir ses propos, il a souhaité une bonne célébration à ses frères et sœurs.


