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Transformation numérique du Bénin : Wadagni passe à une nouvelle vitesse

Administrateur20 octobre 20263 min de lecture12 vues
Transformation numérique du Bénin : Wadagni passe à une nouvelle vitesse
Avec ce comité, le Président économiste, ancien ministre des Finances, applique sa méthode : rationaliser, sécuriser et mesurer la performance. La transformation …

Quatre mois après son arrivée au Palais de la Marina le 24 mai 2026, le Président Romuald Wadagni vient de doter le Bénin de son arme suprême pour la bataille du numérique. Par le décret n°2026-579 du 2 septembre 2026, dont la teneur a été rendue publique cette semaine, le Chef de l'État a créé le Comité National du Numérique. Une instance stratégique directement rattachée à la Présidence, qui place désormais la transformation digitale au cœur de la gouvernance d'État.

Finis les projets numériques dispersés et sans cohérence. Avec ce comité nouvellement créé par le président de la République Romuald Wadagni, le Bénin change de braquet. Le texte est clair. Le Comité est chargé de « l'orientation stratégique, du pilotage et du suivi de la transformation numérique de l'État », ainsi que « de la veille, de l'intelligence et de la sécurité numériques ». Concrètement, ses attributions sont immenses et touchent à la souveraineté nationale. Selon l'article 2 du décret, il doit identifier les évolutions technologiques, notamment en matière d'intelligence artificielle, susceptibles d'avoir un impact sur le Bénin, et appeler l'attention du Président sur les menaces et les opportunités qui en résultent.

Il est aussi chargé d'éclairer les choix stratégiques de l'État en matière de souveraineté et de sécurité numériques, de veiller à la protection des infrastructures critiques et des données sensibles, et d'évaluer les performances des services publics face aux menaces cybernétiques. C'est une révolution de méthode bien pensée par le Chef de l'État. Le comité pourra préconiser la réorientation ou l'arrêt pur et simple de programmes non concluants, et surtout, il émettra un avis préalable obligatoire sur tous les projets numériques structurants de l'État et sur les accords-cadres engageant la souveraineté numérique du pays.

Une composition miroir qui dit tout de l'ambition

Le signal politique est fort : le Comité est présidé par le Chef de l'État Romuald Wadagni lui-même ou son représentant. Autour de lui, le gratin du numérique béninois. On y retrouve le ministre de la Transformation Digitale et de l'Innovation, Mahuna Akplogan, nommé lors du premier gouvernement du septennat en cours et chargé de piloter la stratégie nationale d'intelligence artificielle, les Directeurs Généraux de l'Agence des Systèmes d'Information et du Numérique (ASIN), du Centre National d'Investigations Numériques (CNIN) et de l'Agence Nationale de Cybersécurité et de Résilience (ANCR), ainsi que trois personnalités choisies pour leurs compétences pour un mandat de trois ans renouvelable. Pour assurer la continuité, le dispositif prévoit un secrétariat permanent qui tient un tableau de bord du suivi des projets, actualisé chaque trimestre. Le comité se réunit, lui, une fois par trimestre.

De la dématérialisation à la souveraineté

Cette création n'arrive pas par hasard. Elle est le troisième étage d'une fusée lancée depuis mai. Premier étage : la création d'un ministère de plein exercice dédié au numérique. Deuxième étage : en juillet 2026, une circulaire présidentielle a engagé la dématérialisation progressive des documents administratifs dans tous les services de l'État, qualifiée de « réforme historique » par le gouvernement. Troisième étage, désormais : un organe de pilotage stratégique pour éviter l'éparpillement et verrouiller la sécurité.

Dans un contexte où les cyberattaques contre les États africains ont augmenté de plus de 30% en un an, et où l'intelligence artificielle recompose les économies, le Bénin veut prendre une longueur d'avance. L'objectif de Wadagni est clair : faire du Bénin non plus un simple consommateur de technologies, mais un État qui maîtrise son destin numérique. Avec ce comité, le Président économiste, ancien ministre des Finances, applique sa méthode : rationaliser, sécuriser et mesurer la performance. La transformation numérique n'est plus un slogan, elle a désormais son tour de contrôle.

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