Le ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances, chargé du Budget et de la Fonction publique, Rodrigue S. Chaou, monte au front de la modernisation de l'Etat. En tandem avec le ministre de la Transformation digitale Mahuna Akplogan, il a officiellement lancé le Prix national de la simplification administrative, dont le dépôt des propositions s'ouvre ce mercredi 29 octobre jusqu'au 12 novembre 2026.
Pour le ministre Chaou, l'enjeu est clair : faire de l'administration béninoise un modèle d'efficacité. L'initiative, d'essence présidentielle, vise à recueillir auprès des usagers et des agents eux-mêmes des solutions concrètes pour alléger les procédures administratives, budgétaires et financières qui coûtent du temps, des déplacements et de l'argent. « Il s'agit d'associer les Béninois à la fabrique de leur administration », martèle l'entourage du ministre. Deux collèges sont concernés : d'un côté les agents publics de tous les ministères et institutions, de l'autre les citoyens, entreprises, associations et cabinets.

Ce nouveau chantier s'inscrit dans la continuité des réformes musclées déjà portées par Rodrigue S. Chaou. Après avoir verrouillé les missions officielles avec le SEMO 2, qui impose désormais le paiement 100% électronique des frais de mission et bientôt une preuve de présence par géolocalisation pour traquer les missions fictives, après avoir sécurisé le budget 2027 à 4 757 milliards FCFA orienté vers la transformation structurelle, le ministre veut désormais s'attaquer à la lourdeur quotidienne vécue par l'usager. Les propositions, à déposer sur la plateforme dédiée, seront jugées sur cinq critères : pertinence, effet simplificateur, impact, faisabilité et potentiel de généralisation. A la clé, une reconnaissance institutionnelle, un accompagnement à la mise en œuvre, et une enveloppe de 40 millions FCFA, dont 20 millions pour le Grand Prix. L'objectif final affiché par le gouvernement : 100% de démarches en ligne à l'horizon 2030.

